Ce week-end, nous étions en Belgique, près de Liège, pour participer à un
jeu de théâtre aventure, c'est à dire, un GN ou un live pour nos amis
belges.

C'était pour nous deux notre premier GN et même pour moi, mon premier jeu de
rôle tout court.
Le Kartel organisé
par La Manufactor et en
particulier par Sébastien et Philippe, se déroulait pendant les fêtes de la fin
des récoltes dans un monde style années 30 mais à l'organisation assez
féodale..
L'univers du jeu nous a été présenté par un texte extrait des mémoires de
Guido Volpone, ancien épicier :
On raconte qu’autrefois, le monde était très différent. Qu’il y avait des villes partout, une structure, une organisation. La sécurité.
Que notre monde faisait partie d’un autre monde. Plus vaste.
On raconte que tout a changé quand les calendriers se sont arrêtés.
Les calendriers, on en a retrouvé un peu partout : ils indiquaient 2089. Après, il n’y en a plus. Alors, les anciens, nos arrières grands-parents, ou nos grands-parents pour les plus chanceux d’entre nous, ont compté le temps comme sur les calendriers, à partir de là.
On a aussi retrouvé des cartes, mais elles se font de plus en plus rares. Seuls certains voyageurs en possèdent encore. J’en ai vu une, une fois. Mais elle me paraissait incomplète, comme si on avait voulu masquer des choses.
Bien malin celui qui peut expliquer à quoi ressemble notre monde aujourd’hui. Il y a les gens qui vivent dans les bastions, et les voyageurs.
Les voyageurs, ils font du commerce la plupart du temps. Enfin, pas partout. Dans certaines zones, ils rackettent, ils pillent, ils attaquent les bastions, ou les autres voyageurs.
Même que c’est un fameux problème : les voyageurs évitent ces zones. Du coup, les détrousseurs commencent à bouger, à se regrouper, et à attaquer les bastions les moins bien organisés ou mal armés. Mais ces gars-là, ils sont condamnés : quand Le Mal frappe, c’est toute leur tribu qui est décimée. Pas de soins, pas de sérum.
C’est pour ça que j’ai arrêté de voyager. Trop dangereux. Même si on connaît bien les plantes et les dangers de la végétation, des poisons et des maladies, on risque sa peau à tout bout de champ. Et puis, les dernières années, je crois que les plantes se sont encore transformées. Oui, c’est ça, transformées. Au début, elles ne me paraissaient pas si nombreuses. Leur poison était moins virulent aussi.
C’est comme ça que je me suis sédentarisé ici, au Kartel.
J’ai eu la chance d’avoir un fameux stock de marchandises en arrivant. Du coup, j’ai pas commencé tout en bas de l’échelle, pas comme ceux qui récoltent la sève des arbres.
Avec cette sève, le Kartel fabrique le sérum contre le Mal. Il n’en guérit pas, mais il en retarde considérablement les effets. On peut encore vivre longtemps avec le Sérum, même si on est atteint du Mal.
Quand j’ai installé ma boutique, j’étais déjà atteint. Mais le sérum m’a permis de vivre encore quelques années.
Ma loyauté envers le Kartel a été récompensée : trois ans plus tard, je suis devenu homme d’honneur. Jamais je n’ai trahi mon serment, jamais je n’ai révélé les secrets de mon intronisation. Le Kartel offre santé et protection
Ce fut un très beau jeu de rôle avec un scénario travaillé aux petits
oignons , chacun avait son rôle (j'étais Revox, l'armurier, Maman Geek quant à
elle était Esméria, une danseuse), ses petits secrets, ses énigmes à résoudre
et ses objectifs à atteindre.
Avec Maman Geek nous étions crevés ce qui fait qu'on a eut un peu de mal à
rentrer complètement dans le jeu, mais ça nous a vraiment plu, on reviendra
avec plaisir.
Un grand merci aux organisateurs, aux autres joueurs et à toute l'intendance
qu'on voyait moins mais qui ont également participé à la réussite de ce
week-end.
PS : je rajouterai quelques photos quand on en aura 